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Coup de cœur immobilier : 5 garde-fous pour ne pas se laisser aveugler

  • clarteopatrimoine
  • 1 déc.
  • 4 min de lecture
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Un constat mis en lumière par Les Échos


Dans un article récent intitulé « Immobilier : soigner le sentiment de bien-être pour mieux vendre son appartement ou sa maison », Les Échos Patrimoine rappellent qu’aujourd’hui, le logement est bien plus qu’un simple actif : pour une majorité de Français, leur logement est un pilier essentiel de leur équilibre psychologique, selon une étude citée dans l’article.


Autrement dit, au moment d’acheter, les acquéreurs ne se contentent pas d’un prix au mètre carré et d’une liste de caractéristiques. Ils cherchent avant tout un lieu où ils se sentent bien, où ils pourront se projeter dans leur quotidien.


C’est exactement là que naît le coup de cœur immobilier : une impression globale de bien-être, parfois difficile à expliquer, mais décisive dans la décision d’achat.


Le problème n’est pas le coup de cœur en lui-même – il est même souvent souhaitable. Le risque, c’est qu’il occulte des éléments essentiels : travaux à prévoir, contraintes du quartier, configuration du bien, cohérence avec le budget et avec le projet de vie.

 

1. Accepter que le coup de cœur biaise forcément la perception

L’article des Échos insiste sur la notion de « sentiment de bien-être » : lumière, ambiance, calme, qualité des espaces… tout cela pèse lourd dans la décision.

Mais ce poids émotionnel a une conséquence : quand un bien “nous parle”, nous avons tendance à :

  • Surestimer ses qualités (“on est tellement bien ici…”),

  • Minimiser ses défauts (bruit, travaux, manque de rangements, vis-à-vis),

  • Se sentir en urgence : peur qu’un autre acquéreur se positionne, peur de “louper l’occasion”.

Reconnaître que l’on est sous l’influence d’un coup de cœur, c’est déjà une première forme de protection :

« J’adore ce bien, mais je sais que mon jugement peut être un peu biaisé. »

 

2. Distinguer clairement ressenti et analyse factuelle

Dans la continuité de ce que souligne l’article des Échos – l’importance de travailler l’ambiance et le ressenti pour mieux vendre – il peut être utile, côté acheteur, d’adopter une démarche très simple : séparer noir sur blanc ce que l’on ressent et ce qui est purement factuel.


Colonne 1 : ce que je ressens

  • Je me sens bien dès l’entrée.

  • J’aime la lumière dans le séjour.

  • Je me projette facilement dans le jardin ou sur la terrasse.


Colonne 2 : ce qui est factuel

  • Surface réelle des pièces, plan, hauteur sous plafond.

  • Travaux indispensables et estimations de coût.

  • Niveau de bruit, exposition, état de la copropriété.

  • Charges, taxe foncière, budget de fonctionnement.


L’idée n’est pas de nier l’émotion, mais de lui donner sa juste place dans l’ensemble des paramètres.

 

3.  Prendre un temps de recul : les bonnes questions à froid

Un logement participe au bien-être psychologique au quotidien. C’est justement pour cela qu’il est utile, après la visite, de se poser des questions à froid :


  • Ce bien est-il cohérent avec mon mode de vie réel ? (temps de trajet, écoles, télétravail, activités des enfants, vieillissement, etc.)


  • Ce qui me plaît le plus est-il durable ? Par exemple : un joli aménagement ou une décoration qui, en réalité, tiennent surtout à la personnalité des vendeurs.


  • Quels éléments pourraient devenir de vrais irritants ? Escalier raide, manque d’isolement phonique, stationnement compliqué, absence d’extérieur…


Un bon test est de se demander :

« Si j’oublie la déco, les meubles, la météo du jour de la visite… ce bien reste-t-il adapté à ma vie de tous les jours ? »


4. Chiffrer le projet pour sortir du registre purement émotionnel


Là où l’article des Échos invite les vendeurs à soigner le bien-être ressenti pour mieux vendre, l’acheteur a intérêt, lui, à ramener le projet sur un terrain très concret : les chiffres.


À minima, il est utile de chiffrer :

  • Les travaux indispensables : électricité, chauffage, isolation, menuiseries, toiture, mise aux normes éventuelle.

  • Les travaux de confort : cuisine, salle de bains, revêtements, rangements, aménagements extérieurs.

  • Les frais annexes : notaire, déménagement, ameublement, équipements.


Ce travail permet souvent :

  • soit de valider le coup de cœur en toute lucidité (“oui, c’est un beau projet, mais il reste finançable et cohérent”),

  • soit de réaliser que l’enthousiasme nous poussait vers un projet trop lourd par rapport à notre budget ou à nos autres objectifs (retraite, études des enfants, projets futurs…).

 

5. Se faire accompagner pour garder les pieds sur terre


Ce que montre en creux l’article des Échos, c’est que les vendeurs ont compris l’importance du ressenti, et cherchent à le travailler. Les acheteurs, eux, ont tout intérêt à se doter de garde-fous :


Un professionnel de l’immobilier pour confronter le prix demandé au marché, aux caractéristiques du bien et à son potentiel.

Un conseiller en gestion de patrimoine pour vérifier que l’achat s’inscrit harmonieusement dans :

1. votre capacité d’endettement,

2. votre besoin de liquidités,

3. vos autres projets patrimoniaux,

4. votre tolérance au risque.


Mon rôle avec Clartéo Patrimoine

En tant que conseiller en gestion de patrimoine spécialisé en immobilier, je m’inscris pleinement dans cette logique mise en avant par Les Échos : oui, un logement est un vecteur de bien-être, et ce ressenti compte.


Mon rôle n’est donc pas de “tuer” les coups de cœur, mais de vous aider à :

· distinguer ce qui relève de l’émotion, et ce qui relève du risque réel ;

· valider que le projet est finançable et soutenable dans la durée ;

· vérifier sa cohérence avec votre patrimoine global et vos objectifs (qualité de vie, protection de la famille, retraite, transmission…).


Vous avez eu un coup de cœur pour un bien et vous hésitez à vous lancer ?


Nous pouvons nous appuyer sur ce que rappelle l’article des Échos – l’importance du bien-être – tout en passant votre projet au crible des chiffres et de votre stratégie patrimoniale, pour une décision à la fois assumée, sereine et alignée avec votre vie.

 
 
 

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